Ce que j'imaginais en prenant un chez moi VS la réalité

Quand on est enfant, j'entends par là avant d'entrer dans cette horrible période qu'est l'adolescence, on est bien évidemment tout à fait amoureux de ses parents et l'idée qu'un jour nous vivrons seuls ne nous effleure absolument pas l'esprit. Vient ensuite l'affreuse période mentionnée un peu plus haut, durant laquelle l'on passe nos journées, nos soirées et nos nuits accroupies devant notre lit, les mains jointes à prier pour que ce jour arrive le plus rapidement possible

Depuis le mois de Septembre, le Chéri et moi nous sommes installés ensemble. Alors certes, tout cela est très récent. Mais cela ne m'empêche pas d'être déjà capable de vous présenter un peu toutes les idées que je me faisais... Et la façon dont celles-ci ont été miraculeusement mises en pièces. 

(Ou, comme ma maman aime à l'appeler : « Le jour où tu as abandonné ta mère)
Je pensais que j'allais enfin pouvoir manger à n'importe quelle heure.
En réalité, ça signifiait surtout que personne ne serait là pour me faire à manger... Parce que le Chéri ne cuisine pas. Et je dois admettre que les plats bien trop caloriques que faisait mon père me manquent outrageusement. Je le remercie d'ailleurs mille fois pour les tupperware qu'il ne manque pas de m'apporter dès qu'il cuisine des lasagnes. 


Je pensais que j'allais pouvoir rester allongée pendant des heures dans mon lit.
J'oubliais que personne ne serait là pour m'emmener chez le médecin, ni pour aller gentiment chercher mes médicaments (papa, si tu passes par là...). Etre seule chez soi quand on est malade, c'est être seule chez soi... Personne pour nous réconforter et Dieu sait que la main fraîche de ma mère contre mon front brûlant me manque atrocement, dans ces moments-là. 


Je me disais que ma maison serait décorée et ordonnée comme il me plaît.
En oubliant que j'étais tout à fait maniaque et que l'obsession de ma mère à tout ranger tout le temps et à tout laver de façon démesurée me sauvait la vie. Elle se moque, maintenant, quand elle sait que je passe mes week-end à faire le ménage.


J'étais certaine qu'il y aurait toujours du monde chez moi.
C'était avant de me rendre compte de la quantité de travail que me demanderait ma licence. Forcément, maintenant que personne n'est là pour me faire à manger, ranger, étendre le linge, faire la vaisselle... Je n'ai plus une seconde de libre ! Et chez nous, il n'y a le plus souvent que nous. 


Je garantissais que, chez moi, il n'y aurait QUE des aliments délicieux.
Ca signifiait, mais je ne m'en rendais pas compte alors, qu'il fallait aller faire les courses toutes les semaines. Et le budget non illimité m'a bien vite rappelé que non, je ne pouvais décidément pas manger tout ce que je voulais. Oh, et qu'il fallait cuisiner, aussi. 


























Je me disais que je serais enfin débarrassée de l'étouffement parental.
Mais ça, c'était avant de réaliser à quel point ils me manqueraient.


Du coup faut que je vous laisse, ce soir on mange chez mes parents...

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