De mon addiction littéraire

Bonjour mes chatons,

Je tenais aujourd'hui à vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur, à savoir ma réelle addiction pour la littérature. 

Je suis intimement persuadée que c'est quelque chose qui me vient de ma mère, puisqu'il relèverait quasiment du miracle de débarquer un jour chez elle à l'improviste et de ne pas la trouver en train de lire. Bon, généralement, si elle n'est pas en train de lire, c'est qu'elle est en train de faire le ménage mais il s'agit là d'un tout autre problème. A l'heure où les trois-quarts des élèves de ma classe, au collège ou au lycée, s'arrachaient déjà les cheveux à la vue de la liste de lecture proposée par les enseignants, j'avais moi les yeux tout illuminés d'étoiles. 
J'ai toujours aimé lire, tout autant qu'écrire. Ma soeur est née lorsque j'avais six ans et, dès cet âge-là, j'ai commencé à inventer des histoires pour elle. Le sujet n'avait pas réellement d'importance, alors, c'était simplement le fait d'utiliser les mots qui comptais. Mais mon addiction pour l'écriture fera sûrement l'objet d'un autre article. 

Je crois tout de même que mon réel amour pour la lecture a eu lieu lorsque j'étais en classe de quatrième. J'ai eu la chance d'avoir une professeur de français réellement passionnée par ce qu'elle enseignait et une liste de lecture pour la première fois véritablement intéressante. Il devait y avoir au moins une quarantaine de livres et nous étions libres de choisir, parmi ceux-ci, ceux que nous désirions lire. Sur les conseils de ma mère, toujours, j'ai choisi La nuit des temps, de Barjavel. Et là, ç'a été la claque, réellement. Jamais je n'avais autant pleuré, jamais je n'avais été si chamboulée par une histoire, si incapable d'aller me coucher sans avoir lu une page de plus... 


Je ne me suis plus jamais arrêtée de lire, ensuite. Des romans d'amour, des grands classiques de littérature, des histoires humoristiques, de la science-fiction ou de la fantasy, en passant par la poésie. Le seul genre finalement qui peine à trouver grâce à mes yeux reste le roman policier. Parce que je crois avoir saisi, finalement, la raison pour laquelle j'ai tant besoin de ces histoires : le rêve. La seule limite au rêve est notre propre imagination, notre propre capacité à nous émerveiller. Et la mienne ne cesse de croître au fil de mes lectures.

Bien sûr, j'ai besoin qu'une histoire me transporte. Comme la quasi-totalité des lecteurs, je me mets invariablement à la place des personnages et j'ai toujours l'étrange sensation de ressentir les choses comme si elles m'arrivaient. J'ai de toute façon un sens de l'empathie exacerbé. Il m'arrive régulièrement de fondre en larmes devant une simple publicité un peu touchante, d'être déprimée durant des jours entiers suite à la vision d'un film dramatique. Mais j'aime surtout me laisser transporter par les mots, par les tournures de phrases, la manière si particulière avec laquelle les auteurs jouent, tels de véritables magiciens, avec la langue. 


Mathias Malzieu est particulièrement doué à ce jeu. « Seules les horloges continuent de faire battre le coeur de la ville comme si de rien n'était. », « La cheminée, en forme de couteau de boucher, pointe vers les étoiles. La lune y aiguise ses croissants. » Il m'arrive souvent de relire simplement le premier chapitre de La Mécanique du Coeur, simplement pour rêver un peu. 

Un autre auteur particulièrement doué, qui aura réussi à gagner toute mon admiration et à me faire acheter et/ou offrir l'intégralité de ses oeuvres est Lewis Carroll. En oubliant les différentes polémiques à son sujet et les plus ou moins bonnes représentations cinématographiques de ses chefs-d'oeuvres, reste un artiste époustouflant. L'aisance avec laquelle il s'approprie les mots, s'amuse de leur sens premier pour les détourner et les renvoyer sur nous comme autant de pièces détachées d'un puzzle qu'il s'amuse à reconstruire à chaque fois. 

Les livres me renversent, ils me transportent. J'ai plusieurs calepins dans lesquels je note les phrases qui me plaisent, dans chacun des livres que je lis, comme autant de citations à ne surtout jamais oublier. Amélie Nothomb y figure souvent. Et je m'y replonge, chaque fois que je ressens le besoin de me souvenir d'à quel point la littérature est un voyage fabuleux. 

Je vous laisse sur ces petits morceaux de moi que je dévoile peu à peu, en espérant vous retrouver bien vite.

2 commentaires

  1. les livres, c'est la vie, vraiment ! je ne peux pas m'en passer !

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  2. Je suis comme toi, l'envie de lire m'est venue de ma maman, mon univers de mon frère en revanche ! Et tout comme toi, j'étais ravie de découvrir les listes de lectures en cours. Je crois être la seule de ma classe à avoir lu les Misérables d'ailleurs...

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